Une exploitation en grandes cultures ou en polyculture traite moins souvent qu'un vignoble, mais sur beaucoup plus de parcelles, avec plusieurs cultures en rotation et parfois plusieurs personnes au volant du pulvérisateur. Le registre doit suivre chaque parcelle sur la campagne, rester cohérent entre les opérateurs et se retrouver rapidement pour la coopérative ou un contrôle. Cette page décrit ces situations et la place qu'un carnet de traitements par parcelle peut y tenir, à côté des outils déjà en place.
En grandes cultures, la difficulté n'est pas la fréquence des passages mais leur étendue. Une journée peut couvrir plusieurs îlots, avec la même bouillie ou avec des doses différentes selon la culture. PhytoCarnet permet d'enregistrer le traitement parcelle par parcelle depuis la cabine, en reprenant le produit et la dose de la parcelle précédente quand ils sont identiques, et en ajustant la surface. L'article sur les informations clés d'un traitement rappelle ce qui doit figurer sur chaque ligne, quel que soit le nombre de parcelles.
Le calculateur de bouillie par parcelle aide à planifier les remplissages d'une grande cuve sur plusieurs parcelles et à connaître la quantité de produit pour la dernière cuve, souvent partielle.
Quand plusieurs personnes traitent, le registre papier se disperse et le tableur se multiplie en versions. Le plan Groupement de PhytoCarnet prévoit plusieurs utilisateurs et, si besoin, plusieurs sites, sur un même carnet : chaque enregistrement porte le nom de l'opérateur, et l'exploitant relit l'ensemble sans rassembler des fichiers. La traçabilité par parcelle reste la colonne vertébrale : c'est la parcelle qui porte l'historique, pas la personne qui a saisi.
Cette organisation suppose que chaque opérateur ait le carnet sur son téléphone et saisisse en fin de passage. Un salarié saisonnier peu à l'aise avec les écrans peut continuer à noter sur un carnet de cabine, à condition que la recopie soit faite le jour même par quelqu'un qui connaît la parcelle et le produit.
Sur une campagne, le même produit peut revenir plusieurs fois sur une même parcelle. Avec l'historique par parcelle, le nombre de passages d'un produit se lit directement, ce qui aide à respecter le maximum d'applications indiqué sur l'étiquette, valeur que vous vérifiez vous-même. Le suivi des stocks de produits découle des mêmes enregistrements : chaque traitement sort sa quantité du stock, et l'inventaire de fin de campagne compare le stock théorique au stock physique du local.
Le registre n'est pas seulement une obligation : c'est aussi la source la plus fiable pour savoir ce que coûte réellement un programme de traitements. L'estimateur de coût des traitements donne un ordre de grandeur à partir du prix du produit, de la dose, du coût d'un passage et du nombre d'applications ; en fin de campagne, les chiffres constatés du carnet remplacent ces hypothèses. L'article sur la réduction des intrants par un bon suivi montre comment cette relecture nourrit les décisions de la campagne suivante, sans promettre de résultat.
Le carnet ne gère ni la fertilisation, ni les marges par culture, ni les déclarations de surfaces. Une exploitation qui pilote déjà tout cela dans une suite de gestion peut y exporter le registre, ou juger que la suite suffit à tenir les traitements.
PhytoCarnet tient le carnet de traitements phytosanitaires des viticulteurs et agriculteurs: parcelles, produits, doses et délais, prêts pour tout contrôle.
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